Les plateformes affichent beaucoup de chiffres : abonnés, mentions « j’aime », vues, portée, impressions. Ils donnent une impression de contrôle, mais la plupart ne répondent pas à la question d’un dirigeant : est-ce que cela m’amène des clients, des demandes, des candidats ?
Cet article propose une manière simple de choisir quelques indicateurs, de les suivre une fois par mois et d’en tirer des décisions.
Partir de l’objectif, pas du tableau de bord
Avant de regarder un chiffre, écrivez en une phrase ce que vous attendez de votre présence en ligne. Par exemple :
- être trouvé quand quelqu’un cherche mon métier près de chez lui ;
- rassurer ceux qui hésitent avant de demander un devis ;
- recruter plus facilement ;
- rester présent auprès de clients existants.
Un objectif différent appelle des indicateurs différents.
Trois niveaux d’indicateurs
1. Ce qui compte vraiment : les contacts
Ce sont les chiffres les plus proches de votre activité.
- Appels, messages et demandes de devis reçus (en notant la manière dont la personne vous a trouvé).
- Demandes d’itinéraire et clics sur le bouton d’appel de votre fiche Google Business Profile.
- Rendez-vous obtenus et candidatures reçues.
Une méthode simple pour mieux comprendre leur origine consiste à demander, puis à croiser la réponse avec les informations disponibles. « Comment nous avez-vous connus ? » : notez la réponse dans un tableau, à chaque contact.
2. Ce qui indique si le contenu attire : l’attention
- Vues des vidéos et durée moyenne de visionnage : une vidéo regardée jusqu’au bout vaut mieux qu’une vidéo ouverte et fermée.
- Enregistrements et partages : un contenu enregistré ou envoyé à quelqu’un est utile pour la personne.
- Visites sur votre site depuis les réseaux, et les pages consultées.
3. Ce qui est utile pour le contexte : l’audience
- Abonnés, évolution sur trois mois : à regarder, mais sans en faire un but.
- Portée : estimation des comptes uniques touchés, selon la définition de chaque plateforme. Un compte ne correspond pas nécessairement à une personne.
Un compte de 300 abonnés qui apportent chacun des contacts locaux peut valoir davantage qu’un compte de 5 000 abonnés éloignés de votre zone.
Pourquoi les « j’aime » ne suffisent pas
Une mention « j’aime » indique qu’un contenu a plu, pas qu’il a été utile à votre entreprise. Une publication amusante peut en récolter beaucoup sans qu’une seule personne ne prenne contact. À l’inverse, un contenu technique, très peu aimé, peut déclencher un devis.
Servez-vous des « j’aime » comme d’un signal secondaire, jamais comme d’un résultat.
Un suivi mensuel en trente minutes
Inutile d’ouvrir les statistiques tous les jours. Une fois par mois, notez dans un tableau :
| Indicateur | Mois précédent | Ce mois-ci |
|---|---|---|
| Contacts reçus (appels, messages, devis) | ||
| Dont « venus par les réseaux » ou « par Google » | ||
| Actions sur la fiche Google (appels, itinéraires) | ||
| Visites du site depuis les réseaux | ||
| Contenu le plus regardé | ||
| Nombre de publications |
Complétez par trois observations : ce qui a le mieux fonctionné, ce qui n’a pas fonctionné, ce que vous changerez le mois suivant.
Les pièges à éviter
- Comparer avec les autres. Le compte d’un concurrent ou d’un grand groupe ne vous apprend rien sur votre situation.
- Juger sur une semaine. Les variations sont fortes d’une publication à l’autre. Regardez sur trois mois.
- Confondre corrélation et cause. Un mois chargé peut venir de la saison, d’un événement, d’un bouche-à-oreille, pas seulement d’une publication.
- Acheter des abonnés ou de l’engagement. Cela fausse les chiffres et n’apporte aucun client.
- Ne rien changer après avoir mesuré. Un chiffre n’a de sens que s’il mène à une décision.
Des décisions simples à tirer
- Un format fonctionne ? Faites-en davantage.
- Un sujet suscite des questions ? Écrivez-lui un article.
- Un réseau n’apporte rien après trois mois de régularité ? Concentrez vos efforts ailleurs.
- Les gens appellent mais ne trouvent pas l’information ? Complétez votre fiche et votre site.
En résumé
Quelques indicateurs, suivis chaque mois, relient votre présence en ligne à votre activité : les contacts reçus, la provenance de ces contacts, l’attention portée à vos contenus. Tout le reste est du contexte. Si une prestation de présence digitale vous est proposée, demandez à quoi ressemblera le bilan, et quels indicateurs seront suivis.
Chez Lenuma, le bilan fait partie de chaque cycle : il sert à décider de la suite, pas à remplir un rapport.